mercredi 24 mai 2017
Flash Infos
Les trois commandements de la croissance robuste en Afrique subsaharienne, selon le FMI: Les pays d'Afrique subsaharienne doivent assainir leurs politiques budgétaires, diversifier leurs économies et s'occuper de leurs populations les plus démunies. Ce sont, en effet, les trois piliers à prendre en compte pour que cette région de l’Afrique puisse espérer une                                                    Soutien à l’agriculture : la BAD promet 2,4 milliards Usd de financement par an : Porté il y a deux ans aux commandes de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Nigérian Akinwumi Adesina, qui a été auparavant ministre de l’Agriculture dans son pays avant de rejoindre la BAD, estime que le moment est venu                                                    Formalisation du secteur minier artisanal pour améliorer les conditions humaines: « Suivre l'évolution de l'or artisanal depuis le site minier jusqu'à l'exportation conformément aux normes régionales et internationales », tel est l’objectif que s'est fixé la structure « partenariat Afrique-Canada ». Mercredi 17 mai, la structure « Partenariat Afrique-Canada (PAC) »                                                    Mise en place d’un guide pratique pour la croissance agricole au Kongo Central: Le ministre provincial de l’Agriculture, développement rural, pêche et élevage du Kongo Central, Pierre Kabangu Nsalambi, a clôturé mardi les travaux de l’atelier de validation des outils de chaînes de valeurs agricoles développés dans le projet de développement du pole                                                    Newsletter du mois d'avril 2017: La présente newsletter est un bulletin d’informations mensuel, destiné aux partenaires de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), hommes d’affaires et investisseurs réels et potentiels disséminés à travers le monde. Les informations mises à la portée du public sont sélectionnées                                                    Organisation du Forum sur les opportunités de financement et des avantages offerts par la TDB Banque et l’ACA à Kinshasa: Kinshasa a abrité en début de la semaine du 15 mai 2017, le forum d’affaires sur les opportunités de financement et les avantages qu’offrent la Banque de commerce et de développement de l’Afrique Orientale et Australe (TDB) et l’Agence pour                                                    Le COMESA appelé à développer l’agriculture pour accroître le commerce intra régional : Les pays membres du Marché commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) dont la République Démocratique du Congo, ont été appelés à développer l’agriculture en vue d’accroître la production nationale et soutenir le commerce intra régional, au cours d’un forum                                                    Le système de Passation des marchés publics en RDC jugé conforme aux standards internationaux: Les participants à l’atelier de validation  du rapport d’évaluation du système de passation des marchés publics en République démocratique du Congo pour l’exercice 2017 ont estimé que  le cadre légal et réglementaire du système national de passation des marchés publics                                                     La RDC bientôt dotée de la loi sur l’activité semencière: Les participants à l’atelier de sensibilisation  des parlementaires  sur la proposition  de loi  relative  à l’activité  semencière  en RDC, organisé par le COMESA (Marché commun  de l’Afrique orientale et australe) du 08 au 10 mai à Kinshasa, ont convenu de                                                    RD Congo : Amani Gold lèvera 25 millions $ pour faire avancer son projet Giro: La compagnie minière Amani Gold a conclu avec le chinois Luck Winner Investment, un mémorandum d’entente (MoU) portant sur un investissement de 25 millions $ dans le projet aurifère Giro, en RD Congo. Les fonds qui seront levés par le                                                   

Energie

I. Potentialités

Le fleuve Congo avec son bassin à cheval sur l’Equateur, offre à la RDC un potentiel énergétique exploitable évalué à 100.000 MW, répartis sur 780 sites situés dans 145 territoires et 76.000 villages. Ce potentiel représente environ 37 % du potentiel total africain et près de 6% du potentiel mondial.

La RDC possède en outre d’importantes potentialités en ressources d’énergies renouvelables telles que la biomasse, l’éolienne, le solaire, le biogaz, le biocarburant, étc.

La situation énergétique des Provinces se présente comme suit :

Provinces
Situation énergétique
Kinshasa
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen varie entre 3,22 et 4,89 kWh/m2/j ;
  • Potentiel éolien : la moyenne annuelle de la vitesse du vent mesurée à 10 m de hauteur est de 1,3 m/s ;
  • Taux d’électrification : 44,1%.
Katanga
  • Potentiel solaire : 6,5 kWh/m²/j
  • potentiel éolien : vitesse de vent moyenne de plus de 5m/sec ;
  • La puissance installée est de 567 MW, alors que la demande actuelle est évaluée à près de 900 MW (dont 600 MW uniquement pour le secteur minier).
Bas-Congo
  • Le potentiel hydroélectrique est estimé à 64.000 MW (560.640 GWh) par an ;
  • Le site d’Inga représente à lui seul 69% du potentiel (soit 44.000 MW).
Province Orientale
  • Le potentiel global des sites identifiés présentement est estimé à 7200MW ;
  • Le taux d’électrification : 3.6%.
Kasaï Oriental
  • Le taux d’électrification de la province est très bas (0.5%) ;
  • Les besoins énergétiques (2012) sont évalués à 264,774 MW contre une capacité installée actuelle (2012) insignifiante : 1,94 MW, faisant ainsi ressortir un gap très important qui fait plomber tous les secteurs ;
  • Le potentiel solaire : 4,4 et 5,14 kWh/m2/j.
Kasaï Occidental
  • Le potentiel hydroélectrique, s’élève à 103 MW ;
  • Le taux d’électrification est très faible : 1 % avec une force motrice inexistante ;
  • La puissance installée globale s’élève à 31,7 MW dont 20,7 MW à l’arrêt représentant 65,2% des puissances installées ;
  • Le potentiel solaire oscille entre 5,16 kWh/m2/j et 5,26 kWh/m2/j.
Nord-Kivu
  • Le taux d’électrification actuelle est estimé à 3,1 % ;
  • La puissance installable peut atteindre 240,3 MW ;
  • Potentiel en biomasse : l’énergie annuelle productible peut atteindre 76.583,74 MWh ;
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen varie entre 4 et 5,5 kWh/m2/j ;
  • Gaz naturel : le potentiel pourrait atteindre 57,00 Milliards de Nm3.
Sud-Kivu
  • Potentiel hydroélectrique : La puissance installable peut atteindre 1050,00 MW ;
  • Potentiel en biomasse : l’énergie annuelle productible peut atteindre 109 878,88 MWh/an ;
  • Potentiel solaire : l’ensoleillement moyen atteint les 5 kWh/m2/j ;
  • Potentiel éolien : la moyenne annuelle de la vitesse est inférieure à 5 m/s ;
  • Gaz naturel : le potentiel pourrait atteindre 57,00 Milliards de Nm3 ;
  • T aux d’électrification annuelle : 7,9%.
Maniema
  • Le taux d’électrification est très bas 3.0% ;
  • Le potentiel solaire : situé dans une bande entre 3,5et 6,75 kWh/m2/j) ;
  • Production disponible est de : 2.1MW.
Bandundu
  • Potentiel hydroélectrique estimé à 104 MW ;
  • Potentiel solaire : un ensoleillement variant entre 4,5 et 7 kWh/m2/jour ;
  • Le taux d’électrification est de 0,6 %, avant-dernier au niveau national ;
  • La province accuse un écart énorme de l’ordre de 408,35 MW entre l’offre et la demande : la puissance installée des infrastructures existantes s’élève à 22,66 MW, contre une puissance de 431,01MW pour couvrir les besoins énergétiques actuels.
Equateur
  • Le Taux d’électrification : Très bas ≈1.4% alors que la province dispose de plusieurs sites identifiés dans sa partie nord ;
  • Fort potentiel en biomasse (environ 40.000.000 hectares de forêts sur les 86 millions que regorge la RDC ;
  • Les besoins énergétiques (2012) de la province sont estimés à 426, 085 MW (tous les territoires de l’Equateur), contre une disponibilité de l’ordre de 26, 770MW (2010) ;
  • Bon niveau d’ensoleillement avec des valeurs situées entre 5 et 5,5 kWh /m²/j.

Source : Atlas du Ministère des Ressources Hydrauliques, Kinshasa 2014.

Sur une puissance totale installée en RDC évaluée à 2.516 MW, la SNEL dispose d’un parc de production d’environ 2.416 MW, soit 96 % de la puissance nationale installée, constitué essentiellement des centrales hydroélectriques. Cependant, la production effective n’est que de 6.000 à 7.000 Gwh. Les auto- producteurs se partagent les 100 MW restants de la puissance installée, soit 4 %.

En dépit du potentiel énorme que regorge le pays, une bonne partie du territoire demeure sans électricité à cause de la vétusté des installations datant de la période coloniale ainsi que du manque de nouveaux investisseurs dans le secteur. Le taux d’électrification du pays demeure faible, soit 9,6% et la vision du gouvernement est d’accroitre le taux de desserte jusqu’à 32 % en 2030.

Mais le pays ne disposant pas de ressources financières suffisantes pour faire face aux besoins de construction de toutes ces centrales, un Code des Investissements et un Code d’Electricité ont été mis en place pour attirer les investisseurs privés vers ce secteur.

II. Réalisations

  • Libéralisation du secteur aux partenaires privés ;
  • Partenariat public-privé ayant favorisé la mise en œuvre des projets ci-après : grand Katende, Kakobola, Zongo II, etc… ;
  • Partenariat Public-Public entre la RDC et l’Afrique du Sud pour la construction de la Centrale Inga III d’une capacité de 4.500 MW

III. Vision

- Accroître le taux de desserte de l’électricité, soit de 9% à 32% 
- Construction des autoroutes d’énergie en lignes suivantes :

  • Site Inga → Gabon → Cameroun → Nigeria → Mali
  • Site Inga → Centre Afrique → Tchad → Libye
  • Site Inga → Angola → Namibie → Botswana → Afrique su sud
  • Site Inga → Afrique du Sud → Soudan → Egypte
  • Site Inga → Malawi → Zambie → Zimbabwe → Lesotho

Image Secteur Energie

IV. Cadre légal

Le secteur de l’énergie en RDC est réglementé par la Loi n° 14/011 du 17 juin 2014 qui vise notamment :

  • La libéralisation effective du secteur ;
  • La promotion et le développement harmonieux de l’offre en milieu urbain, préurbain et rural ;
  • La couverture en besoin d’électricité de toutes les catégories par les fournitures de qualités ;
  • La garantie d’une concurrence loyale entre les opérateurs et droits des usagers.

Cette loi s’applique aux activités de production, de transport, de distribution, d’importation, d’exportation et de commercialisation d’énergie électrique réalisées par tout opérateur.

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